Arrêts maladie : une dérive qui pèse sur les petites entreprises


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une étape décisive, mais la
vigilance reste de mise

Le gouvernement a annoncé des mesures pour lutter contre l'explosion des arrêts maladie. L'OPEF salue la direction prise — et rappelle les lignes rouges.

Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes

Depuis 2019, le montant des indemnités journalières a augmenté de +45 %. L'an dernier, la facture a atteint 18 milliards d'euros. Cette dérive pèse sur le budget de la Sécurité sociale. Elle désorganise les entreprises. Et elle fait peser sur les salariés présents une charge de travail supplémentaire — avec des conditions de travail souvent dégradées. Dans une poissonnerie, on sait ce que ça veut dire.

Ce que le gouvernement propose

Face à cette situation, le gouvernement a présenté un plan d'action : des contrôles renforcés par l'Assurance maladie, un effort de prévention en santé au travail, et plusieurs négociations confiées aux partenaires sociaux.
L'objectif affiché est clair : préserver notre modèle social en le défendant contre les abus, sans renoncer à la protection de ceux qui en ont vraiment besoin.

"Notre modèle social n'est pas un acquis intangible. Pour le préserver, il faut le défendre contre les abus et recentrer pleinement la solidarité sur ceux qui en ont vraiment besoin. Il ne s'agit surtout pas de renoncer à la protection, mais de refuser qu'elle soit détournée." — Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, partenaire de l'OPEF

Nos positions

Ce qu'on soutient

Ce qu'on refuse

L'OPEF approuve l'esprit de ces annonces. La lutte contre les arrêts courts de complaisance, notamment, est une priorité. Instaurer un délai de carence de trois jours d'ordre public irait dans le bon sens. Une mesure pose problème : la possibilité pour un médecin de prescrire du télétravail sans accord de l'employeur. Dans une poissonnerie, le télétravail n'existe pas. Cette disposition ouvrirait la porte à de nouveaux abus.

Et une ligne rouge demeure : ces mesures ne doivent en aucun cas se traduire par une charge financière ou administrative supplémentaire pour les petits patrons.

La suite

Un cap a été fixé. Il faut maintenant le tenir. L'OPEF restera vigilant sur la mise en œuvre réelle de ces mesures sur le terrain, et continuera à porter la voix des poissonniers et écaillers de France.

Lire le communiqué de la CPME

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