Fermeture du Golfe de Gascogne : LE POISSON FRANÇAIS RESTE DISPONIBLE SUR NOS ÉTALS


navigate_before Retour aux actualités

On vous explique tout !

Du 22 janvier au 20 février 2026, une partie des navires de pêche opérant dans le golfe de Gascogne sont contraints de rester à quai afin de réduire les captures accidentelles de cétacés. Malgré cette mesure temporaire, les étals restent approvisionnés en produits issus de la pêche française.

Une mesure environnementale partagée par l’ensemble des acteurs de la mer

L’augmentation des échouages et des captures accidentelles de cétacés en période hivernale dans le golfe de Gascogne constitue une préoccupation largement partagée par l’ensemble des acteurs du monde maritime.
Depuis près de dix ans, la filière pêche française s’est fortement mobilisée pour tenter d’endiguer ce phénomène, en lien étroit avec la recherche scientifique.

Malgré ces efforts massifs, les professionnels du golfe de Gascogne subissent, pour la troisième année consécutive, les effets d’une mesure aux conséquences importantes : pertes économiques, baisse d’activité des entreprises concernées, fragilisation des emplois et des savoir-faire, souvent artisanaux, au sein des territoires littoraux.

Le poisson français reste disponible pendant la fermeture

Pour autant, pendant cette période, l’activité de pêche française se poursuit.
De nombreux navires continuent à exercer leur activité dans le golfe de Gascogne – notamment les bateaux de moins de 8 mètres – et la pêche s’exerce normalement sur les autres façades maritimes françaises.

C’est pourquoi les étals continuent d’être approvisionnés en produits de la pêche française.
Avec l’ensemble des acteurs de la filière, nous nous mobilisons pour continuer à proposer aux consommateurs une large diversité de produits, issus des différentes zones de pêche françaises.

Une filière engagée depuis de nombreuses années

La filière pêche française, très tôt consciente de la problématique, n’a pas attendu la fermeture du golfe de Gascogne pour se mobiliser.
Depuis plusieurs années, de nombreux projets sont financés afin de mieux comprendre les interactions entre les engins de pêche et les cétacés, et de développer des solutions concrètes pour réduire les captures accidentelles.

Ces actions s’inscrivent dans une dynamique collective associant professionnels, scientifiques et pouvoirs publics, avec la mise en place de plans d’action, de dispositifs techniques, d’observateurs embarqués et de programmes de recherche.

Informez vos clients !

Pour informer vos clients de cette situation, nous vous communiquons une affiche réalisée en lien avec France Filière Pêche.

Télécharger l'affiche

Foire aux questions

De quoi parle-t-on ? 

Depuis le 22 janvier et jusqu’au 20 février 2026, le golfe de Gascogne connait sa troisième fermeture hivernale consécutive. Cette mesure impose à plus de 250 navires de plus de 8 mètres de rester à quai dans le cadre d’une démarche de recherche des causes des échouages et des captures accidentelles de cétacés, en augmentation ces dernières années pendant la période hivernale. Cette interdiction concerne principalement les fileyeurs et les chalutiers, soit les techniques de pêche identifiées comme présentant un risque de captures accidentelles de cétacés.

Comment en est-on arrivé là ?

Cette situation fait suite à une décision du Conseil d’État qui a jugé en décembre 2023 insuffisantes les mesures de protection jusqu’alors mises en oeuvre. La justice a ainsi imposé, de 2024 à 2026, cette fermeture spatio-temporelle de 30 jours pendant le pic d’échouages, afin de garantir que les activités de pêche ne menacent pas l’état de conservation des petits cétacés.

Quelles conséquences pour la filière ?

L’impact est localement massif avec une baisse de volume des débarquements de l’ordre de 40 % sur l’ensemble de la façade Atlantique selon l’Union du mareyage français (UMF), avec jusqu’à 80 % de diminution pour certaines criées spécialisées. Par ricochet, ce sont tous les maillons qui sont frappés, avec des pertes évaluées par le ministère de la Mer en 2025 à près de 35 millions d’euros pour l’ensemble du secteur.

Les consommateurs trouveront-ils encore des produits de la mer français sur mon étal ? 

OUI : Si certaines espèces comme la sole ou le merlu seront moins présentes, le consommateur ne sera pas privé du plaisir de déguster des produits issus de la pêche française. La France a en effet la chance de pouvoir compter sur plusieurs grandes zones de pêche, et certains navires, notamment ceux de moins de huit mètres, pourront poursuivre leur activité dans le golfe de Gascogne

Quelles actions ont été engagées par la filière ces dernières années ?

 La filière pêche, très tôt consciente du problème, n’a pas attendu la fermeture du golfe de Gascogne pour se mobiliser. Elle finance depuis de nombreuses années, notamment à travers l’action de France Filière Pêche, de très nombreux projets pour tenter de mieux comprendre le phénomène, pour au final le réduire.

(Cf. infographie)

 

Quelles actions ont été engagées par les pouvoirs publics ?

Pour compenser la fermeture, l’État a mis en place en 2025 une enveloppe de 20 millions d’euros, comprenant une indemnisation des entreprises de pêche à hauteur de 80 % à 85 % du chiffre d’affaires des navires impactés, ainsi qu’une aide spécifique pour les entreprises de mareyage, à hauteur de 75% de l’excédent brut d’exploitation (EBE). Mais ces aides, outre qu’elles ne couvrent pas la totalité des pertes, ne concernent pas tous les maillons de la filière, et les risques indirects restent importants : pertes de marché, impacts sociaux, perte d’attractivité du métier…

 

Les pouvoirs publics sont aussi mobilisés, avec la filière pêche française, pour endiguer les captures accidentelles, notamment via la mise en place d’un plan d’action et l’accompagnement de projets de recherche. L’un des derniers en date, le projet DELMOGES, dont les conclusions ont été rendues public en janvier 2026, a permis de mieux comprendre le phénomène et de dessiner des perspectives nouvelles.

Et maintenant ?

Si la fermeture spatio-temporelle a un impact immédiat sur la réduction des captures, elle ne peut constituer une réponse pérenne, car trop coûteuse économiquement et socialement. Tous les acteurs - pouvoirs publics, parties prenantes de la filière et scientifiques - doivent désormais poursuivre leurs efforts pour affiner les connaissances sur le terrain et mettre en œuvre des actions ciblées, proportionnées et acceptables économiquement, afin que la fermeture ne soit plus la solution unique imposée à toute une filière.

Une interrogation ?

Pour toutes questions, nous sommes à votre disposition via contact@poissonniers.com

Retour en haut de la page