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shopping_cart La Boutique du Poissonnier
Le Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM) a recommandé le 3 octobre dernier une réduction drastique des quotas de maquereau pour 2026.
Pour la pêche française cette décision se traduit par une baisse de 80% des volumes menaçant directement la viabilité économique de centaines de navires et d’entreprises de tous les maillons de la filière, du pêcheur au poissonnier.
Le maquereau illustre de manière emblématique une situation où l’ensemble des acteurs de la filière pêche française se retrouvent en situation inéquitable face à des pays non-membres de l’Union européenne qui ne respectent pas les recommandations scientifiques.
« Le maquereau est en train de devenir le symbole d’une pêche à deux vitesses : celle des États qui respectent les règles, et celle de ceux qui pillent sans rendre de comptes. »
Olivier Le Nézet, Président du Comité des Pêches et des élevages marins
Comment en est-on arrivé là ?
Depuis plus de 10 ans, des États côtiers non-membres de l’Union européenne (Groenland, Islande, Îles Féroé) mettent en échec les négociations annuelles sur un partage équilibré des stocks. Le Brexit (2020) a aggravé la situation en faisant exploser l’accord de 2014 entre l’UE (incluant alors le Royaume-Uni), la Norvège et les Îles Féroé.
Une exemplarité européenne non réciproque
Les pêcheurs français et européens ont de leur côté respecté leurs parts historiques et limité leur effort à un niveau durable selon les quotas fixés par l’Union Européenne.
Considérant le respect des quotas par les pêcheurs européens, ce sont donc les pays-tiers qui ont surpêché malgré les avis scientifiques.
Cette situation inédite fragilise toute la chaîne : pêcheurs, mareyeurs, transformateurs, distributeurs, poissonniers… et à terme, les consommateurs eux-mêmes.
« Chaque maillon de la filière est fragilisé : sans ressource durable, c’est toute la chaîne - du bateau au marché - qui s’effondre. »
Frédéric Toulliou, Président de France Filière Pêche
« Le maquereau français représente une pêche durable, saisonnée et accessible. Si l’Europe ne réagit pas, ce sont les consommateurs qui paieront le prix d’une concurrence déloyale, avec une offre importée moins traçable et moins vertueuse. »
Silvère Moreau, Président de l’Organisation des Poissonniers Écaillers de France
Dans ce contexte, l’OPEF s’associe pleinement à l’appel lancé par l’ensemble de la filière pêche française, aux côtés notamment de France Filière Pêche, du CNPMEM, de l’ANOP, de la FEDOPA, de l’Union des Mareyeurs Français, de la Coopération Maritime et des Comités Régionaux des Pêches.
L’objectif est clair :
Aujourd’hui plus que jamais, le choix de l’origine est un acte fort.